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Commençons par Sankyo Shoten qui a été co-fondé en 1899 par Matasaka Shiohara, Shotaro Nishimura et Genjiro Fukui. La société s’occupe de produits chimiques et pharmaceutiques, elle devient Sankyo Company en 1913. Elle importe également des automobiles Ford. En 1921, Sankyo participe à la création de Koto Trading (興東貿易), une boîte d’importation de pièces et de machines automobiles. Deux ans plus tard, Koto Trading prend en charge l'importation et la vente de motos Harley-Davidson.
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Divers importateurs se disputent le marché jusqu’à ce que l’émissaire de la marque, Alfred Rich Child, arrive au Japon et fasse de l’ordre. Dorénavant, Koto Trading est seul habilité à vendre les Harley sur le sol japonais. Plusieurs événements vont chambouler le paysage économique, le Grand Tremblement de Terre de Kanto de 1923 et le krach boursier de Wall Street de novembre 1929. La dévaluation du yen liée à la crise économique mondiale conduit Fukui et Child à prendre une décision audacieuse. Ils ouvrent la première usine de montage de motos Harley-Davidson hors des Etats-Unis.
Harley-Davidson Motorcycle Sales Company prend le relais en attendant qu'une usine soit opérationnelle, ce qui est fait en 1934. Sankyo Internal Combustion Engine, à Shinagawa Daiichi, monte des Harley en CKD puis devient autonome. En avril 1935, le Rikuo-go Type 97 est réalisé, c’est la première véritable Harley japonaise. C’est un side-car avec les deux roues arrière motrices. Le nom de Rikuo, qui signifie « Roi de la Terre », en allusion au surnom de la Herley « Roi de la route » a été choisi à la suite d’un appel d'offres public. Les motos Rikuo sont commandées en grande quantité par l’armée japonaise. Peu de temps après, en 1936, Child quitte Rikuo, et avec la guerre qui s'intensifie, doit quitter le Japon. la compagnie change de nom pour s’appeler officiellement Rikuo Internal Combustion Engine et les motos sont vendues sans mention de Harley-Davidson. La demande des militaires pour ce véhicule est si forte que Rikuo n’arrive pas à suivre. Des unités supplémentaires doivent être produites par une filiale appelée Nihon Jidosha et vendu sous le nom de Kurogane. Environ 18 000 exemplaires de modèles 97 sont utilisés par les forces impériales durant la seconde guerre mondiale.
Lorsque Harley-Davidson sort son moteur « Knucklehead » (V2 OHC) en 1936, la compagnie le propose à Rikuo, espérant pouvoir récupérer des frais de licence, mais la firme japonaise n’en a que faire et reste avec les moteurs à soupapes latérales qui suffisent largement à l’usage utilitaire qu’il en est fait.
Après la capitulation du Japon en 1949, Rikuo perd son contrat avec l’armée. La production est amputée de son principal client. En fournissant la police et les entreprises, Rikuo diffuse encore 2000 unités par années. Les motos évoluent, copiant le style de l’originale, comme avec l’adoption d’une fourche télescopique. Mais le moteur reste le vieux 750 cm3 à soupapes latérales, et ne fait plus le poids face à la concurrence d’autres marques occidentales ainsi que locales (comme Honda). En faillite, Rikuo est racheté par Showa Aircraft en 1950. Une nouvelle société du nom de Rikuo Motorcycle est créée et la production reprend. Mais les Rikuo n'ont pas su évoluer et ne sont plus concurrentielles. En 1960, la marque Rikuo disparaît définitivement. La Marque Harley-Davidson est à nouveau représentée sur l'archipel en 1962.
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Matasaka Shiohara en 1908 |
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Child et Fukui avec une Harley importée, 1936 |
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Rikuo Harley-Davidson VL 1200, 1934 |
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Rikuo Harley-Davidson Tricycle, 1934 |
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Rikuo Harley-Davidson militaires Type 97, 1935-1937 |
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Rikuo RQ750, 1957 |
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