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KEN OKUYAMA DESIGN

Kode 0

 

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De retour à Carmel pour "The Quail, A Motorsports Gathering" en 2017, Ken Okuyama revient avec la Kode 57 accompagnée d’une nouvelle création.

Okuyama nous surprend encore avec cette Kode 0. Ce splendide concept renvoie à l’âge d’or de la carrosserie italienne à l’époque des voitures de rêve (dreamcars). Cette ligne cunéiforme semble sortir des années 70, comme si ce prototype avait été oublié au fond d’une remise et ressuscité  aujourd’hui. Et ce look rétro-futuriste est volontaire de la part de son créateur. Okuyama la décrit comme l’antithèse du design des supercars modernes.

Okuyama a la nostalgie (et il n’est pas le seul) de ces carrosseries qui ont marqué les esprits de sa génération dans les années 68-71. Grand admirateur de Marcello Gandini, ingénieur et designer chez Bertone de 1965 à 1979, il a désiré lui rendre hommage en capturant l’esprit du design automobile de ces années. Il s’est inspiré de créations majeures du maître italien comme la Carabo, la Stratos, la Countach ou encore la Bravo. Des lignes simples, pures, effilées, des proportions contenues, un moteur central à l’arrière, et des portes en élytres ! Il n’en parle pas mais Giugiaro doit aussi se trouver dans un coin de son élan créatif.

Avec la Kode 0, Okuyama veut dénoncer le design moderne et ses lignes tiraillées, trop compliquées, et ceci non seulement pour l’automobile, mais aussi pour tout objet industriel. Où sont passées les formes simples qui ont forgé le style des années 60 et 70, arrondies ou angulaires, mais élégantes, nettes, sans superflu ? Aujourd’hui, on va trop loin dans le désir de vouloir réinventer le design à chaque fois, on en oublie la base essentielle de ce qui fait un objet beau, sa simplicité alliée à sa fonctionnalité.

Mais ne nous y trompons pas, si la robe de la Kode 0 est retro-design, sa technologie est à la pointe de la modernité. Le châssis monocoque en carbone est celui de la Lamborghini Aventador. On ne peut faire mieux pour rendre hommage une fois encore au créateur des plus fameuses Lamborghini. Le moteur V12  6,5 litres de 690 ch et 690 Nm est d’origine Sant’Agata. Couplé à une boîte de vitesses ISR à 7 rapports, les quatre pneus Pirelli P-Zero propulse l’auto à 100 km/h en 2,9 s.

Le poids à vide de 1550 kg est à peine inférieur à celui de la Lamborghini. Elle est aussi plus petite en gabarit. La carrosserie originale conçue chez Ken Okuyama Design est en carbone. L’extérieur est traité en deux tonalités, grise et noire. A l’avant, on aurait pu trouver des phares escamotables mais le côté "fonctionnalité" a décidé Okuyama à disposer des feux à LED apparents. L’alignement vertical de ces spots est original, tout comme les baies d’aération dissimulées dans les portières, sous les fenêtres. La forme du toit en casquette est caractéristique du style Okuyama. La partie postérieure est composée d’une généreuse lunette qui sert plus à admirer le moteur qu’à la vision vers l’arrière. La poupe se termine par un aileron mobile et un panneau chromée. Vue de l’arrière, la disposition des radiateurs de refroidissement avec leur ventilateurs et les sorties d’échappement au centre font penser à la Lexus LFA.

A l’intérieur, l’habitacle reste majoritairement d’origine, certains éléments sont peints en vert, comme les parties cachées des portes. Autre référence à la Carabo ?

Ce concept est un modèle unique mais Okuyama pourrait se laissé convaincre d’en construire d’autres si les clients pourvoient des Aventador et 1,5 million de dollars pour la transformation.

 
 

"The Quail" 2017

 

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