HONDA

NSX

Introduction - Génèse - Châssis - Motorisation - Production - Evolution - Spéciales - Compétition

 

Histoire de l'automobile au Japon

Marques et modèles

 

Compétition

ADAC GT CUP

En 1993, deux NSX préparées par Peter Seikel sont engagées dans le Championnat allemand en Classe 1. Pilotées par Armin Hahne et John Nielsen, elles se battent contre les BMW M3 GTR et les Porsche 964 Carrera. A Zolder Hahne remporte l'épreuve et Nielsen termine 5e. Au classement final les NSX sont 3e et 11e.

L’année suivante Seikel et Hahne reviennent avec une seule voiture qui termine à la 2e place du Championnat.

Les NSX de Seikel développent 325 ch à 8300 t/min et pèsent 1256 kg.

 

Honda NSX Armin Hahne 1993

 

24 Heures du Mans

A la suite des bons résultats enregistrés en Allemagne, Honda se présente pour la première fois aux 24 Heures du Mans auto en 1994 avec trois NSX GT2.

C'est l'écurie Kremer Racing (Allemagne) qui préparent les voitures mais elles sont construites par John Thompson (Angleterre), l’une d’entre elle étant assistée et pilotée par le team Kunimitsu (Japon).

Thompson a passablement modifié le châssis qui est en aluminium et fibre de carbone, ainsi que les suspensions. La carrosserie a également subi un restyling aérodynamique. Le poids total de chaque voiture est d'à peine plus de 1000 kg. Les moteurs viennent de Honda au Japon, V6 atmosphériques de 3l. et 380 ch. Toutes les trois terminent la compétition :

N° 48   Hahne/Bouchut/Gachot en 14e position
N° 46   Favre/Okada/Kazuo en 16e position
N° 47   team Kunimitsu en 18e position.

Pour 1995, Kremer s'en retourne avec ses Porsche mais Thompson continue à travailler directement avec Honda.

Kunimitsu revient avec une NSX (N° 84) de 390 ch et termine cette fois premier du groupe GT2 et 8e au général.

Honda a enregistré deux voitures en classe GT1, qui autorise plus de transformations.

N° 46   Okada/Favre/Hattori
N° 47   Gachot/Hahne/Capelli

La N° 46 termine la course mais n’est pas classée, elle a pris trop de retard suite à un problème de transmission. La N° 47 est assez spéciale, Honda lui a mis un moteur turbocompressé monté longitudinalement. Pour un poids dépassant juste la tonne, la puissance développée est de 650 ch à 8500 t/min. Malheureusement, elle n'arrive pas au bout de la course suite à une rupture de l’embrayage au 7e tour seulement.

Le team Kunimitsu est encore présent au Mans 1996 et finit 3e de la classe GT2 et 16e au général.

Si ces résultats ne sont pas extraordinaires, cette expérience permet à Honda de tester différentes configurations de son modèle NSX en endurance. La NSX ne reviendra plus au Mans mais elle fera une belle carrière au Championnat japonais JGTC.

Honda ne se représentera pas au Mans avant 2010 avec une HPD (Honda Performance Development, USA) LMP2 sur châssis Courage qui remporte sa classe et termine 5e au général.

 

Honda NSX GT2 N°48 1994

Honda NSX GT2 N°47 1994

Honda NSX GT2 N°84 1995

Honda NSX GT1 N°46 1995

Honda NSX GT2 N°75 1996

Honda NSX GT2 1994

Honda NSX GT1 N°46 1995

Honda NSX Turbo GT1 N°47 1995

Honda NSX GT2 N°84 1995

Honda NSX 1996

 

JGTC / Super GT

Au Japon, les courses JGTC sont très populaires et la NSX est toute désignée pour y participer. Hautement modifiée la NSX est préparée par Dome pour le châssis monocoque en carbone et par Mugen pour le moteur. Elle participe aussi bien en GT300 qu’en GT500 de 1996 à 2009, une carrière particulièrement longue. En GT300, le moteur C32B délivre 390 ch pour un couple de 353 Nm, le poids de la voiture est de 1050 kg. Pour la classe GT500, la cylindrée est de 3.5 l. la puissance de 450 ch, le couple de 390 Nm et le poids à vide est de 1150 kg.

Le titre GT500 est remporté en 2000 par une Dome Mugen pilotée par Ryo Michigami.

En 2003, la régulation Super GT est profondément modifiée pour laisser plus d’autonomie aux préparateurs. Le châssis doit être dorénavant de conception tubulaire, ce qui donne la liberté pour la création de nouvelles suspensions. Sur la NSX le moteur est repositionné longitudinalement, plus près de la route avec une boîte de vitesse séquentielle Hewland à 6 rapports placée en avant du moteur pour une meilleure balance du poids.

C’est un dérivé du C32B, 3.4 l., 360 ch et 344 Nm en GT300 et 3.5 l., 500 ch et 589 Nm en GT500. Les règles obligent maintenant à avoir un dessous de caisse entièrement plat entre les deux axes de roues, afin de réduire l’effet d’aspiration devenu impressionnant sur les châssis modernes. La NSX dont l’un des points fort est l’aérodynamique va souffrir de cette nouvelle réglementation.

Tetsuya Yamano et Hiroyuki Yagi remportent la classe GT300 en 2004 sur leur M-TEC NSX.

En 2005 la dénomination JGTC est modifiée en SuperGT pour inclure des compétitions se déroulant hors du Japon. Dome s'occupe de la préparation des NSX des teams TAKATA et ARTA. Ce dernier remporte le Championnat GT500 en 2007 avec sa NSX rouge pilotée par Ralph Firman et Daisuke Ito.

Pour 2010 la régulation SuperGT n’autorise plus que les voitures à moteur avant et transmission aux roues arrière. C’est la fin de la NSX qui est remplacée par la HSV-010, basée sur la nouvelle génération de NSX qui aurait du être produite en série.

En 13 années de participation, la NSX a remporté 36 victoires et 3 titres de Championnat, deux en GT500 et un en GT300. Il est temps de se retirer face à des automobiles de conception plus modernes comme la Lexus SC430 et la Nissan GT-R. Pour la dernière saison, en 2009, 5 NSX ont encore courru en SuperGT, toutes en GT500.

 

maquette de la NSX GT500 chez Dome

Dome Mugen NSX GT500 Ryo Michigami 2000

M-TEC NSX GT300 2004

ARTA NSX GT500 en préparation chez Dome, 2006

NSX GT500 2009

 

IMSA

Comptech préparait déjà des Acura Integra avec des moteurs turbo dans le milieu des années 80. A l’arrivée de la NSX, Honda leur demande de préparer un prototype pour courir en IMSA (International Motor Sports Association). Comptech utilise un châssis fabriqué par Spice en Angleterre et y installe le moteur V6 de la NSX.

La puissance obtenue est de l’ordre de 440 ch pour une vitesse maximale de 300 km/h. A sa première participation, elle remporte le Championnat IMSA Camel GTP Lights Series 1991, avec une victoire de classe au 24H de Daytona.

Même scénario l’année suivante, victoire à Daytona et Championnat remporté.

En 1993, ce sont les 12H de Sebring et un troisième titre de Championnat consécutif gagné qui récompensent l’union Comptech/Acura. Un changement dans le règlement IMSA et la classe Camel Lights disparaît dès 1994.

 

Comptech Spice Acura NSX 1991

Comptech Spice Acura NSX 1992

 

GRAND AM

Suite à son expérience en IMSA, Comptech développe un moteur NSX destiné aux Daytona Prototype de la Grand AM Series. Dès 2009 une Comptech/Honda participe à la série mais je n'ai aucun détail concernant les résultats.

 

Comptech Honda NSX Daytona Prototype 2009

 

SCCA

RealTime Racing, à Saukville, Wisconsin, est lié à American Honda depuis ses débuts. Peter Cunningham, le propriétaire fondateur, est également le pilote le plus titré de l’histoire du SCCA World Challenge Serie. Il débute la compétition sur Prelude et CRX.

En 1990 il reçoit une Acura NSX de présérie, châssis #0003. Elle entame la saison 1991 mais doit être retournée chez American Honda. Elle ne revient que 5 ans plus tard et participe aux saisons 1996, 1997 et 1998.

Elle gagne 8 courses et donne à Cunningham un titre de Champion des conducteurs en SCCA World Challenge GT en 1997. Après quoi la voiture est de retour chez Honda. Avec la résurgence de la classe GT en 2001, la NSX est ressortie du garage et on lui installe un moteur 3,2 l. turbochargé Vortech. Elle remporte 5 courses cette année là et encore une l’année suivante. Cunningham est alors seconds aux points dans le Championnat pour ces deux années. La dernière course disputée par cette NSX se déroule en novembre 2002.

12 ans est une carrière exceptionnellement longue pour un seul châssis en compétition. Après 50 courses, 14 victoires, 26 podiums, et un titre elle est finalement mise à la retraite en 2003 et entreposée au musée de American Honda.

Cunningham assure que cette voiture fut une grande expérience et qu’il a toujours pu compter sur l’aide de Acura Motorsports pour avoir une automobile compétitive et régulière.

Cette NSX N° 42 a prouvé que malgré un âge avancé, elle pouvait encore battre les Porsche, BMW, Ferrari, Corvette, Viper, Audi et autre Saleen sur des circuits aussi variés que Sebring ou Trois-Rivières qui sont pour le premier un circuit à haute vitesse et pour le second un circuit citadin tout en virages !

 

Acura NSX RealTime Racing 1997

Acura NSX RealTime Racing 2001

 

Redline Time Attack

Cette Serie américaine inaugurée en 2006 consiste à réaliser le meilleur chrono sur un circuit donné. Les voitures sont des automobiles de série plus ou moins modifiées.

En 2009, FX Motorsports Development dirigé par Ken Namimatsu courre avec une NSX turbo modifiée de 750 ch. Le pilote Billy Johnson remporte 5 courses sur 8 et empoche le Championnat dans la catégorie RWD (propulsion).

 

FX Motorsports Development / Cricket Wireless
Acura NSX 2009

 

Divers

La NSX a participé à une quantité incalculable de compétitions et elle continue à donner la leçon à des voitures bien plus modernes encore pendant plusieurs annĂ©es. Voici encore quelques photos diverses glanées sur internet.

 
 

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